La faune sur les rochers

Les Balanes

Les balanes sont des crustacés dont le corps est protégé par une coquille faîte de plusieurs plaques de calcaire.
Ils préfèrent les eaux battues et cimentent les parois de leur maison sur le support de leur choix, rochers, pierres, coquillages, ou coque des bateaux.
Les balanes filtrent l’eau à l’aide de mouvements avec leurs pattes, les cirrhes, véritables « râteaux » destinés à collecter le plancton.
Le mouvement de ses pattes est à l’origine des craquements que l’on perçoit lorsque l’on met la tête sous l’eau près des côtes qui abritent une forte concentration de balanes.
Ils peuvent résister à la sécheresse plusieurs jours.

Les Arapèdes

Les arapèdes (ou patelles) sont gastéropodes de quelques centimètres qui broutent la couche algale recouvrant les rochers.
Elles retournent toujours vers leur lieu de départ, où leur coquille a usé une rainure circulaire dans la roche.
Lorsqu’elles se fixent au rocher à l’aide de leur pied musclé, la coquille s’encastre dans cette rainure, ce qui leur évitera de se dessécher.
Par ailleurs, aucune vague n’arrivera à les déloger.

L’Ormeau

L’ormeau (haliotis tuberculata) est aussi appelé « oreille de mer » ou « oreille de Neptune », il fait jusqu’à 13 cm et 300 grammes au bout de 15 ans environ.
C’est un gastéropode prosobranche qui présente une coquille monovalve. Sa coquille, percée d’une ligne courbe de trous, est caractéristique et son nacre irisé est très joli et utilisé en joaillerie.
On le trouve de la zone des laminaires jusqu’à des profondeurs de 20 mètres. Grâce à son pied qui fait ventouse, il a une forte capacité d’adhérence sur les roches ce qui fait que cet animal ne peut s’attraper qu’en le décollant par un mouvement de basculement rapide de la main.
Sa terreur étant les étoiles de mer qui s’en nourrissent, en approcher une suffit à le faire décoller et se déplacer. Si on pose une étoile de mer sur un ormeau, il va se mettre sur son pied et exécuter une danse de Saint Guy jusqu’à faire tomber l’étoile.
Sa chair est exquise et comestible mais, attention, même en chasse il est interdit de le ramasser car malheureusement surexploité par le braconnage des plongeurs.
Il s’accroche aux pierres surtout à leur face inférieure de la zone des laminaires à 20 m de fond (limite des algues dont il se nourrit).

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